Doudou

Doudou

108cm*108cm 2012 pigment imprimé sur papier baryté, contrecollé sur aluminium 5 éditions

Jing

Jing

108cm*144cm 2012 pigment imprimé sur papier baryté, contrecollé sur aluminium 5 éditions

Zi

Zi

80cm*80cm 2012 pigment imprimé sur papier baryté, contrecollé sur aluminium 5 éditions

Raphaël

Raphaël

58cm*58cm 2012 pigment imprimé sur papier baryté, contrecollé sur aluminium 5 éditions

Lucie

Lucie

60cm*62cm 2013 pigment imprimé sur papier baryté, contrecollé sur aluminium 5 éditions

Yang

Yang

108cm*142cm 2012 pigment imprimé sur papier baryté, contrecollé sur aluminium 5 éditions

Valérie

Valérie

80cm*108cm 2012 pigment imprimé sur papier baryté, contrecollé sur aluminium 5 éditions

Dan

Dan

108cm*170cm 2011 pigment imprimé sur papier baryté, contrecollé sur aluminium 5 éditions

Zhao

Zhao

108cm*135cm 2012 pigment imprimé sur papier baryté, contrecollé sur aluminium 5 éditions

Tong

Tong

108cm*124cm 2012 pigment imprimé sur papier radiant, contrecollé sur aluminium 5 éditions

Sara

Sara

108cm*147cm 2009 pigment imprimé sur papier baryté, contrecollé sur aluminium 5 éditions

Melissa

Melissa

108cm*147cm 2011 pigment imprimé sur papier baryté, contrecollé sur aluminium 5 éditions

Xiang ZhenHua

 

Ambiguïté

01/05/2015 ---30/08/2015

Pour cette nouvelle exposition dont certaines oeuvres étaient présentes lors de l’exposition d’inauguration de notre Galerie, l’artiste d’origine chinoise Xiang Zhenhua, diplômé de l’école des Beaux-arts de Paris et de l’école de l’image des Gobelins, concentre sa réflexion artistique, dans cette série de créations artistiques, sur les objets, corps inanimés - force est de constater l’inutilité de ces objets, ou plutôt leur utilité perdue, cependant retrouvée dans la création artistique, par les prises de vue - et sur les humains, particulièrement les mannequins noyés dans la grande industrie de la mode, utilisés comme « support » pour la promotion de vêtements, auxquels l’artiste donne une nouvelle expression, une autre vie par ses créations… 

 

      Face à l’hégémonie de la forme artistique contemporain qui envahit tous les territoires du « voir » au nom du moderne (post ou néo), du modernisme, de la modernité, de la mode dans toutes ses déclinaisons, Xiang Zhenhua offre à notre regard et à nos émotions des oeuvres pures, minimalistes en insistant sur une certaine ambiguité… 

 

     Ce faisant il donne toute son attention aux objets quotidiens délaissés par les humains : un morceau de bâton d’allume-feu consommé, une touffe de graine de fleur fanée, des boîtes d’emballages de grandes marques jetées à la poubelle, un sac abandonné… Il insiste ainsi sur l’ambiguïté des images et laisse le regard se promener et décider lui-même de l’orientation qu’il va donner à l’œuvre.

    

    L’artiste offre à ces objets une nouvelle existence, plus grande en les sublimant. Il agrandit l’image prise de ces objets, cinq à dix fois, pour leur conférer une dimension importante. Au travers de cet agrandissement, les objets deviennent sacrés, porteurs d’une esthétique quasi-religieuse. Entre ces objets originaux et leur représentation par l’artiste, une grande place est laissée à l’ambiguité : car, en effet, le public ne perçoit pas visuellement la ressemblance entre les deux, sauf un examen attentif. À travers ce jeu d’ambiguïté de « semblance sans ressembler », les images n’excluent rien de leur ressemblance. Elles restent ouvertes à accueillir tous les existants dans leurs ressemblances et les contient également. Le pouvoir imageant des images se déploie sans qu’il y ait de forme. En amont, sans causer de préjudice ni à l’image ni à l’objet, l’œuvre fait venir à elle le monde.